une diffusion mondiale

…dans un marché de niche.

L’environnement numérique permet une diffusion mondiale sur des marchés très ciblés, via les réseaux sociaux, les blogues et autres zones d’influence collaboratives, impossible dans l’environnement de distribution traditionnel.

une production fragmentée

…mais une plus grande autonomie.

L’accessibilité aux outils numériques de design et de production graphique fragmente la chaine de production (la distance n’a plus d’importance), mais augmente l’autonomie des indépendants (un ordinateur suffit pour fabriquer les concepts, les illustrations, la mise en page).

une fabrication en flux tendu

…au plus près de la demande.

Les procédés d’impression numérique (par opposition à l’offset) et, a fortiori, l’impression à la demande (exemplaires produits un à un, à la commande) permettent des tirages calibrés au plus près de la demande, susceptibles d’être réitérés au besoin, sans investissement initial lourd.

un artisanat technologique

…ou quand les contraires s’attirent.

Les avancées technologiques permettent, voire nécessitent, paradoxalement, la mise en oeuvre de compétences de « fabrication » qui relevaient auparavant de l’artisanat. C’est bien d’une sorte de manufacture qu’il s’agit : la microédition s’oppose à la fabrication usinée en séries formatées de l’édition « de masse ».

un modèle économique à inventer

…sur un mode collaboratif.

La microédition a le plus souvent comme corollaires de son indépendance la faiblesse des ressources financières et la rareté des ressources humaines. Son existence et sa pérennité dépendent de l’engagement non seulement de ses producteurs, mais aussi de ses lecteurs, en amont comme en aval de la production.

une résistance passive

…à l’hégémonie du GAFA.

Par opposition à l’édition de livres numériques (ebook), l’édition en ligne en pure player, (sites web indépendants et vente directe) assure une indépendance de l’éditeur, qui n’est pas soumis aux impératifs de distribution d’Apple, Google ou Amazon.

une dévalorisation du livre « cheap »

…qui favorise la production des « beaux livres ».

Le livre numérique assume dans l’éventail des produits livres le même rôle que le livre de poche, destiné à la consommation bien plus qu’à la conservation et dont la qualité de fabrication n’est pas essentielle. Parallèlement à sa généralisation, on constate le renforcement de l’édition de facture plus raffinée, garante de la valeur ajoutée de l’objet livre.

une institution dépossédée

…de sa fonction de sélection.

Le numérique facilite la microproduction et, par conséquent, la publication d’œuvres qui seraient autrement demeurées dans les limbes de l’impublié entretenues par l’institution littéraire, laquelle se trouve désormais dépossédée de son rôle de prescripteur.

un foisonnement poétique

…pour le meilleur et pour le pire.

La brièveté induite par la publication en ligne favorise l’édition de poésie. Mais dans la multitude des sites qui surgissent à la moindre recherche, il est bien difficile de distinguer ce qui relève d’une démarche littéraire sérieuse de ce qui n’est qu’une pratique de loisir ou d’amateur.

une passerelle vers le papier

…ou le numérique comme carte de visite.

La publication en ligne ou l’édition en pur numérique mène parfois à l’édition « papier », soit parce que l’éditeur numérique développe en parallèle une activité de publication imprimée, soit parce qu’un auteur autopublié est repéré sur le web par un éditeur « traditionnel ».

numérique&microédition:hypothèses

une microcauserie de marie bélisle / centre d’études québécoises (université sorbonne nouvelle) / 20180322

numérique&microédition:hypothèses

une microcauserie de marie bélisle / centre d’études québécoises (université sorbonne nouvelle) / 20180322

une diffusion mondiale

…dans un marché de niche.

L’environnement numérique permet une diffusion mondiale sur des marchés très ciblés, via les réseaux sociaux, les blogues et autres zones d’influence collaboratives, impossible dans l’environnement de distribution traditionnel.

une production fragmentée

…mais une plus grande autonomie.

L’accessibilité aux outils numériques de design et de production graphique fragmente la chaine de production (la distance n’a plus d’importance), mais augmente l’autonomie des indépendants (un ordinateur suffit pour fabriquer les concepts, les illustrations, la mise en page).

une fabrication en flux tendu

…au plus près de la demande.

Les procédés d’impression numérique (par opposition à l’offset) et, a fortiori, l’impression à la demande (exemplaires produits un à un, à la commande) permettent des tirages calibrés au plus près de la demande, susceptibles d’être réitérés au besoin, sans investissement initial lourd.

un artisanat technologique

…ou quand les contraires s’attirent.

Les avancées technologiques permettent, voire nécessitent, paradoxalement, la mise en oeuvre de compétences de « fabrication » qui relevaient auparavant de l’artisanat. C’est bien d’une sorte de manufacture qu’il s’agit : la microédition s’oppose à la fabrication usinée en séries formatées de l’édition « de masse ».

un modèle économique à inventer

…sur un mode collaboratif.

La microédition a le plus souvent comme corollaires de son indépendance la faiblesse des ressources financières et la rareté des ressources humaines. Son existence et sa pérennité dépendent de l’engagement non seulement de ses producteurs, mais aussi de ses lecteurs, en amont comme en aval de la production.

une résistance passive

…à l’hégémonie du GAFA.

Par opposition à l’édition de livres numériques (ebook), l’édition en ligne en pure player, (sites web indépendants et vente directe) assure une indépendance de l’éditeur, qui n’est pas soumis aux impératifs de distribution d’Apple, Google ou Amazon.

une dévalorisation du livre « cheap »

…qui favorise la production des « beaux livres ».

Le livre numérique assume dans l’éventail des produits livres le même rôle que le livre de poche, destiné à la consommation bien plus qu’à la conservation et dont la qualité de fabrication n’est pas essentielle. Parallèlement à sa généralisation, on constate le renforcement de l’édition de facture plus raffinée, garante de la valeur ajoutée de l’objet livre.

une institution dépossédée

…de sa fonction de sélection.

Le numérique facilite la microproduction et, par conséquent, la publication d’œuvres qui seraient autrement demeurées dans les limbes de l’impublié entretenues par l’institution littéraire, laquelle se trouve désormais dépossédée de son rôle de prescripteur.

un foisonnement poétique

…pour le meilleur et pour le pire.

La brièveté induite par la publication en ligne favorise l’édition de poésie. Mais dans la multitude des sites qui surgissent à la moindre recherche, il est bien difficile de distinguer ce qui relève d’une démarche littéraire sérieuse de ce qui n’est qu’une pratique de loisir ou d’amateur.

une passerelle vers le papier

…ou le numérique comme carte de visite.

La publication en ligne ou l’édition en pur numérique mène parfois à l’édition « papier », soit parce que l’éditeur numérique développe en parallèle une activité de publication imprimée, soit parce qu’un auteur autopublié est repéré sur le web par un éditeur « traditionnel ».